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Hémorragie émotionnelle

Mises à jour

Naissances Article 07/12/2009

Je suis née 3 fois.
Et mon premier amour m'a apporté ce fabuleux cadeau de la première renaissance.

Nous nous sommes connus il y a 13 ans. J'ai tout de suite su que c'était lui. Il a rapidement décidé que c'était moi. Il était mon émulation chimique, j'étais son équation. Et nous avons construit notre bonheur là dessus.
Nous nous sommes mariés très vite, et de là est venu mon apaisement de la vie: j'étais pleine. J'étais LA de quelqu'un. Quelqu'un que j'aimais de la façon la plus complète dont je sois capable. J'aimais tout ce qui le composait. Ses pleins, ses creux, ses doutes, ses forces, ce qu'il était, sa façon de m'aimer, ce qu'il m'apportait, ce que nous étions chacun de notre côté, ce que nous étions ensemble.
Nos rires, nos envies, notre complicité.
Ses mains sur moi, ses envies dans ma vie, sa voix dans mon sommeil et son odeur dans mon quotidien.
Ma sérénité.
Nous...
La planète aurait bien pu s'effondrer que j'aurais trouvé l'expérience fascinante à ses côtés.
Pendant des années j'ai été abasourdie de voir qu'on pouvait aimer plus chaque jour, ne pas se lasser, ne pas être déçue, et se dire sans arrêt que c'est aujourd'hui le plus beau jour de sa vie. Abasourdie de vivre encore l'impatience d'entendre sa clé dans la porte si longtemps après nos premières fois.
Mon premier amour a duré 8 ans. Une éternité.
Une vie.
Puis l'agonie, suivie de la mort de celui que l'on aime et de toutes les saveurs qui allaient avec. La mort de l'innocence, de la douce naïveté du premier amour et de ses toujours.
Mon premier amour m'aura fait un deuxième cadeau: le douloureux cadeau de ma deuxième renaissance, celle qui me complète. Celle qui n'appartient qu'à moi.
Sans lui.
Celle de Moi avec les forces et les handicaps de ce Nous dans mes molécules.

Tags associés : Naissances

J'kaz !
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Lundi 07 Décembre 2009Poster un commentaire

 

Des larmes, des douleurs, des discussions... et prise de conscience de l'évidence: il est temps de passer à autre chose.

Séparation de fait...

J'ai pris la décision de partir il y a 4 mois. J'ai alors loué un appart parce que j'avais furieusement besoin d'être chez moi quelque part.
Il s'est passé tant de choses en si peu de temps, que je suis presque incapable de les restituer chronologiquement.

Jusqu'à aujourd'hui, nous nous sommes organisés en faisant preuve de sagesse. Tant au niveau financier qu'au niveau de notre fils. Je dors assez souvent là bas, pour être près de mon fils, puisqu'il ne peut techniquement pas dormir chez moi.
Mon mari "m'aide" financièrement, puisque je ne peux pas subvenir à mes besoins pour le moment.

J'étais relativement sereine, et relativement aveugle, je crois, jusqu'à une réflexion d'il y a quelques jours. Une réflexion qui m'a fait prendre un violent recule, et ouvrir enfin les yeux.

 

J'ai passé les derniers mois à bosser comme une folle, pour que ma boite démarre, pour que je ne me retrouve pas le bec dans l'eau, ou pas trop profond, et pour que Laurent puisse récupérer ses billes.
Il me l'avait demandé, avec une certaine classe dont il sait faire preuve, mais qui tout compte fait est assez naïve: si la boite coule, tant pis, si tu as besoin de te salarier avant, pas de soucis, mais dès que c'est possible, j'aimerais récupérer la moitié de ce qu'on y a mis.

C'est logique, et je trouvais ça normal. Apres tout, je m'escrime au boulot, mais ce sont nos économies à nous deux qui sont là dedans.

Nous avons fixé à fin de cette année le temps de son "aide", après quoi il faudra que je cherche un travail pour subvenir à mes besoins si la boite ne le fait pas (et évidemment elle ne pourra le faire, elle n'a que quelques mois d'existence...)
J'ai donc cette perspective depuis quelques mois: en janvier, il faudra que je tienne ma boite à bout de bras, que je bosse à côté, que je reconstruise totalement ma vie, et que je sois maman aussi.

Dur. Mais j'encaisse puisqu'il n'y a pas le choix.
A côté de ça, j'essaye de m'organiser pour ne pas me casser la figure trop violement:

Le plus urgent et indispensable, se loger. Acheter un appart le plus vite possible, avant le divorce parce qu'après plus aucune banque ne me prêtera rien. Et j'aurai beaucoup de mal à louer quelque chose aussi, mon CV étant ce qu'il sera...
J'en assumerai les remboursements, ça va de soit.
Entre ne pas réussir à payer son loyer et ne pas réussir à payer ses traites, je crois que la deuxième solution est la moins dangereuse, en cas de plantage total.

J'ai cherché, et j'ai fini par tomber sur un petit rêve immobilier (mais faux) qui m'a fait m'emballer: un truc à retaper que je pourrais vite revendre, et bien. La fin des angoisses, la fin des nuits passées à me demander comment goupiller tout ça sans exploser en vol...
Puis la possibilité de redonner des sous à mon mari aussi.
Ca a déclenché cette phrase pourtant pas méchante, mais qui m'a fichu la claque finale, celle qui ouvre les yeux.

"Tu sais je ne dis rien, mais je serai quand même content quand ça arrivera. Parce que là j'ai bientôt 40 ans, je n'ai pas peur pour ma retraite, vu mon héritage, mais aujourd'hui je n'ai qu'un livret A, et mon salaire pas en entier. Quand je regarde mes collègues au même age..."

Première réaction:

- Je sais bien, mais tu vois bien, je me débats comme une folle. Plus que bosser 80h par semaine je peux difficilement faire
- Oui je sais, je te dis, je te mets pas la pression, mais je serai quand même content quand je pourrai un peu construire mon avenir, décorer ma maison, tout ça

Deuxième réaction. Mais pas partagée cette fois:

Mais... et moi ??
J’ai 34 ans, pas de livret A, je ne sais pas où je vais habiter dans 3 mois, j’ai déménagé 5 fois en 6 mois, je viens de perdre 12 ans de cotisations parce que nous n'avions pas prévu la vie comme ça, moi j'ai peur pour ma retraite, je n’ai pas de complémentaire santé et pas les moyens de m’en payer une, j’ai des charges sociales à payer pour ma boite qui ne rentre pas encore un centime…
Dans 3 mois il faudra que je cherche un travail, sans qualifications, qui soit faisable entre 9h et 16h parce qu'il y a l'école à gérer, que je continue de faire tourner ma boite (quand ? La nuit forcement...), pour que Laurent récupère ses billes, et que je m'excuse presque d'être passée par là.

Que je reprenne ma vie à zéro, avec deux difficultés supplémentaires: je suis maman et j'ai une boite sur le dos.
Je quitte notre vie de couple les plumes pleines de goudron.

Bordel, ça fait mal ça.
Il m'explique qu'il sera soulagé de pouvoir profiter de la vie quand moi j'en suis à me demander comment ne pas sombrer.
Comme si j'avais été de passage dans sa vie, comme si cette vie d'avant n'avait pas aussi été la mienne.

Je ne lui ouvrirai pas les yeux.
Je ne lui parlerai pas de ce que la loi met en place pour que justement la chute ne soit pas trop rude. Pour que l'un ne reparte pas grandit d'avoir pu s'appuyer sur l'autre pendant que l'autre repart sans rien. Rien de sa vie.
Je ne lui parlerai pas du fait qu'il s'est arrangé deux fois dans notre vie pour mettre par terre le boulot que j'étais en train de créer.
je ne lui parlerai pas de cette retraite que nous envisagions ensemble, des moments où, quand je ne POUVAIS pas bosser nous n'avions pas peur parce que cette retraite on la construisait à travers lui. Et lui sa vie à travers moi.
Je ne lui parlerai pas de cette part de ma vie qu'il est en train de garder comme s'il me l'avait prêtée.
Je ne lui parlerai pas de cette promesse qu'il avait fait de me protéger, quoi qu'il arrive et qui m'a fait baisser la garde. Encaisser le fait de ne pas pouvoir bosser pour qu'il ait sa petite part d'égoïsme.

Je ne lui dirai pas à quel point c'est terrible d'avoir l'impression d'être magnanime quand on "aide" sa femme, alors qu'elle est laissée sur le trottoir sans les meubles dans lesquels elle a vécu toutes ces années parce que "ce sont des meubles de famille quand même tu comprends", sans rien du tout de cette tranche de vie parce qu'elle n'a pas bossé elle. Ni maison, ni meubles, rien qu'une situation plus précaire qu'il y a 12 ans.
Comme si ma vie n'avait pas existé.
Rien qu'une dette de 70.000€ envers lui. Comme si je devais payer pour être passé par là.
Rien que 12 ans de cotisations de perdus, que je vais payer cher un jour.
Rien.
Rien des promesses que nous nous étions faites de veiller l'un sur l'autre.
Rien, il ne me reste rien de ma vie.
Rien que je ne puisse mettre autour de mon fils. Rien que l'angoisse de ne pas y arriver.

Je ne lui dirai pas à quel point c'est indécent de dire au mendiant affamé qu'on sera content de ne plus partager son pain avec lui parce qu'on a quand même bien envie de saucer le plat de crème.
Je ne lui dirai pas que d'avoir croisé son chemin, construit ma vie sur le modèle qu'il voulait fait de moi aujourd'hui une pouilleuse qui n'a plus de chez elle et plus de vie. Qui doit être reconnaissante d'être "aidée". Remarquer à quel point il a la classe quand même.
Je ne lui dirai pas que cette phrase qui prouve encore une fois à quel point il ne me voit pas, m'ôte même l'illusion que cette promesse que nous nous étions fait, il y a plus de 10 ans n'ait jamais été qu'une illusion.
Que je repars complètement cassée de tout ça. D’avoir croisé son chemin.

Je ne lui dirai pas que notre séparation qui se passe officiellement « exemplairement bien » ne se passe comme ça uniquement parce que je suis une imbécile qui ne revendique pas sa part de vie.

Que me reste t-il de ma vie maintenant ?
Je ne sais pas où est passé ma vie, ni même comment trouver le moyen de m'en reconstruire une autre...


 

 

Tags associés : Separes, fait

J'kaz !
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Dimanche 26 Octobre 2008Poster un commentaire

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Mon amour,

Je viens de t’écrire un long long mail, et l’ordi a planté.
Je recommence donc, mais bon c’est plus vraiment pareil…

Je t’expliquais que j’avais pas mal pensé à ta réflexion sur Muriel et à
ton questionnement sur ta vie amoureuse futur en général.
En gros, je te disais que je t’avais demandé si tu aimes Muriel. Ta
réponse est positive, même si tu ne sais pas bien le définir. Je t’ai
demandé si tu aimais les moments que vous passez ensemble, et là aussi
tu me dis que oui.

Alors j’ai envie de te dire : vis ce qui te fait du bien, et reconnais
le quand ça te fait du bien, sans culpabiliser, sans penser à ce qu’il
pourrait y avoir après ou pas. Sache juste reconnaître quand quelque
chose t’est agréable ou quand tu vis quelque chose qui ne te fait pas du
bien et regarde si tu ne le fais pas par devoir ou « parce que les
choses doivent être assumées » ou « embarquées dans ce sens là ». Ce
n’est pas la peine de réfléchir plus loin, parce que sinon tu passes à
côté de tout. De ces moments qui pourraient te faire du bien si tu
l’acceptais juste comme ça vient.

Pour Muriel je te le redis : si tu aimes ce que vous avez pour l’instant
c’est génial, ne cherche pas plus loin si MAINTENANT tu n’en as pas
envie. Quelle qu’en soit la raison.

Sois juste honnête, toujours. Envers toi, envers elle. Les choses ne
sont pas écrites, elles s’écrivent. Et il n’y a pas une seule bonne
façon d’écrire, il n’y a pas une seule issue, une seule façon de vivre
les choses, ni une seule bonne façon pour être heureux et rendre les
autres heureux.

Et par rapport à nous c’est pareil. Pour l’instant on sait ce qui nous
fait du bien et même si « ce qui nous fait du bien » change. Il ne faut
pas en avoir peur, il faut juste le vivre.
De fait, nous le vivons déjà, et si tu regardes sans penser à demain tu
verras que nous sommes déjà mieux, combien même le contexte est
difficile, effrayant et différent.
J’ai la certitude que nous ne perdrons jamais le lien dont nous avons à
la fois besoin et envie (ce qu’on vérifie déjà actuellement…) Qu’il
existe, qu’il est fort et indestructible.
Je n’ai pas peur des épreuves qui nous attendent sur ce plan là. Quelle
que soit la façon ou le contexte, cet amour existe. Le plus important
des amours existe et ne bouge pas.
Je te l’ai dit, et je le pense du plus profond de moi même : ma maison
sera toujours la tienne, il y aura toujours ta place dedans, pas comme
tu as pu me le proposer pour mon « mari » combien même nous serions en
couple chacun de notre côté, mais pour toi Laurent . Toi que
j’aime, qui est ma famille, mon repère, quel que soit l’emballage.

Tu es pour toujours et quoi qu’il advienne ma famille. Une personne
essentielle à ma vie.

J’ai envie que tu puisses toujours, maintenant comme demain venir dormir
là où je suis si tu en as l’envie ou le besoin. Que tu puisses te sentir
le droit de débarquer chez moi en t’y sentant chez toi. Que nous
passions encore des heures à discuter de ce que l’on vit, ce qui nous
fait du bien ou pas.
J’ai envie que si le vendredi notre fils et moi avons quelque chose de
prevu, que tu le partage avec nous si tu en as l’envie. Deux chez nous
ce n’est pâs deux vies séparées. Pas si nous n’en avons pas envie.
Non cette part là de moi ne s’en va pas, et non tu n’as pas perdu ça.
Aussi longtemps que tu en as encore envie ou besoin elle existera cette
part là. Je ne crois pas que ce soit mal de la préserver si nous en
voulons tous les deux, et si nous enlevons la part que nous savons être
un frein à notre epanouissement.
Je veux encore de nos moments partagés, de notre complicité , de toi
dans mon quotidien, je veux même tes maladresses et pouvoir encore te
les montrer.
Je sais que nous allons garder ça, quoi qu’il advienne.
Si tu regardes bien ça ne nous enlève rien, ça fait juste un peu de
place pour que l’on vive ce que l’on doit vivre chacun parce
qu’aujourd’hui nous en avons le besoin. Pas l’envie, mais le besoin.
Et s’il faut du temps pour s’y faire, alors on prendra le temps de s’y
faire, de vérifier que ce dont nous avons besoin et envie est toujours
là. Et de fait, il l’est. Je le vois déjà, toi pas encore.

Je t’aime d’un amour qui est bien plus fort, bien plus profond que
l’amour d’un couple. D’un amour qui n’a pas peur de toutes ces épreuves.
Et je pense que c’est pareil de ton côté.
Et je ne pense pas que ça puisse changer, combien même nous avons besoin
d’avoir deux maisons et de vivre d’autres personnes pour se trouver.

Teste ta vie, regarde ce qu’il y a à regarder sans en avoir peur. Tu es
une très jolie personne, tu l’as toujours été et rien n’a changé de ce
côté là. N’ais pas peur de ne pas être parfait, de t’écrouler peut-être
s’il le faut. De soupirer un bon coup. Quoi qu’il arrive c’est toujours
toi en dessous, et c’est ce qui est le plus important.
Il y aura toujours une place pour toi dans ma vie quand tu auras besoin
de te réfugier si ce travail là est trop difficile à un moment donné.
N'ais pas peur de vivre, n'ais pas peur de te jeter à l'eau.
Tu as à faire ta connaissance, et tu n’as pas à avoir peur de ce que tu
peux découvrir sur toi. Découvrir sans le regard protecteur d’une maman
qui approuve ou pas.
Mon regard à moi sera toujours là pour te guider à chaque fois que tu en
auras besoin. Mais justement, pas dans le cadre d’un couple. Parce que
sans ce cadre je peux le faire sans que ça soit « mal » dans ma tête à moi.
Je ne suis pas ta maman, plus ta femme qui te materne, mais Claire qui
aime Laurent et qui a envie d’avoir cette place là.Tu n’as pas à être
parfait, à ne pas commettre d’erreur, tu as juste à aimer la vie. Fais
ce qu’il faut pour ça, et moi je t’aiderai à le faire si tu en as
besoin. Parce que ça me rend heureuse.

Moi je t'aime de cet amour là.

J'kaz !
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Lundi 26 Mai 2008Poster un commentaire

Le seul mot qui soit constant chez moi actuellement.
J'ai mal, la vie me fait mal et je me vois glisser dans un mal de vivre sans pouvoir l'enrayer.

Encore une fois j'ai conscience de l'ecart entre les faits et l'effet, mais l'effet est tel que je n'arrive pas à tirer benefice d'une quelconque objectivité.
Il s'est passé tant de chose depuis mes derniers ecrits.

Et ça fait si mal

 

J'kaz !
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Samedi 17 Mai 2008Poster un commentaire

C'est ce que je fais en ce moment. Je pense et j'essaye de panser.

Je pense même jusqu'à l'écoeurement, et du coup, je ne panse rien. Je jette des pansements par dessus, histoire que ça ne soit pas trop béant.
Je navigue à vue en somme.

J'aurais besoin des bras d'une maman. Mais je n'ai pas ça, et je ne sais pas où trouver de l'apaisement.
A défaut, je me suis jetée dans les bras de quelqu"un. Je ne sais pas ce que ça représente, ni ce que ça fait là.
Les faits et l'effet, encore une fois...

Les faits:

Ils ne sont pas si terribles dans l'absolu: un couple qui est sur la fin mais qui ne sait pas finir. Une nouvelle femme dans l'équation, un nouvel homme dans la solution chimique.
Un petit garçon au milieu de tout ça.

L'effet:

C'est là que ça se complique. Comme toujours.
Mélancolie et confusion. Je suis remplie de mélancolie, et en pleine confusion.
C'est terrible la mélancolie, c'est insidieux, ce n'est pas assez fort pour que je puisse en pleurer, mais ça l'est assez pour me planter une tristesse tenace dans le coeur.
J'ai peur de ne pas savoir surmonter. Je ne sais pas nager là dedans, et je ne sais pas sur quelle bouée m'appuyer.

Je ne me sens plus chez moi nulle part. Ma maison est l'endroit où je suis forte pour les autres, mon boulot, l'endroit où je brasse de l'air.
Mes amitiés sont pesantes, parce que je n'arrive pas à me laisser aller dedans. Je n'en parle qu'à des personnes qui ne peuvent pas me consoler. Je me dis que je ne le fais pas parce que j'y pense déjà de trop, et que je n'ai pas envie de redire tout ça encore une fois.
Dans le fond, je crois que j'ai peur de revivre ce que j'ai déjà vécu: crier son chagrin à des gens qui ne vont pas l'entendre. Je crois que j'ai besoin de préserver ça. L'idée que dans l'absolu je ne suis pas seule.

Il s'est passé tellement de choses dans les faits et dans l'effet depuis la dernière fois que j'ai écrit ici que je ne sais pas comment l'écrire.

Je le ferai. Plus tard probablement.

Tags associés : penser, panser

J'kaz !
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Vendredi 02 Mai 2008Poster un commentaire
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