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Je suis née 3 fois.
Le Lundi 07 Décembre 2009Poster un commentaire
Des larmes, des douleurs, des discussions... et prise de conscience de l'évidence: il est temps de passer à autre chose. Séparation de fait... J'ai pris la décision de partir il y a 4 mois. J'ai alors loué un appart parce que j'avais furieusement besoin d'être chez moi quelque part. Jusqu'à aujourd'hui, nous nous sommes organisés en faisant preuve de sagesse. Tant au niveau financier qu'au niveau de notre fils. Je dors assez souvent là bas, pour être près de mon fils, puisqu'il ne peut techniquement pas dormir chez moi. J'étais relativement sereine, et relativement aveugle, je crois, jusqu'à une réflexion d'il y a quelques jours. Une réflexion qui m'a fait prendre un violent recule, et ouvrir enfin les yeux. J'ai passé les derniers mois à bosser comme une folle, pour que ma boite démarre, pour que je ne me retrouve pas le bec dans l'eau, ou pas trop profond, et pour que Laurent puisse récupérer ses billes. C'est logique, et je trouvais ça normal. Apres tout, je m'escrime au boulot, mais ce sont nos économies à nous deux qui sont là dedans. Nous avons fixé à fin de cette année le temps de son "aide", après quoi il faudra que je cherche un travail pour subvenir à mes besoins si la boite ne le fait pas (et évidemment elle ne pourra le faire, elle n'a que quelques mois d'existence...) Dur. Mais j'encaisse puisqu'il n'y a pas le choix. Le plus urgent et indispensable, se loger. Acheter un appart le plus vite possible, avant le divorce parce qu'après plus aucune banque ne me prêtera rien. Et j'aurai beaucoup de mal à louer quelque chose aussi, mon CV étant ce qu'il sera... J'ai cherché, et j'ai fini par tomber sur un petit rêve immobilier (mais faux) qui m'a fait m'emballer: un truc à retaper que je pourrais vite revendre, et bien. La fin des angoisses, la fin des nuits passées à me demander comment goupiller tout ça sans exploser en vol... "Tu sais je ne dis rien, mais je serai quand même content quand ça arrivera. Parce que là j'ai bientôt 40 ans, je n'ai pas peur pour ma retraite, vu mon héritage, mais aujourd'hui je n'ai qu'un livret A, et mon salaire pas en entier. Quand je regarde mes collègues au même age..." Première réaction: - Je sais bien, mais tu vois bien, je me débats comme une folle. Plus que bosser 80h par semaine je peux difficilement faire Deuxième réaction. Mais pas partagée cette fois: Mais... et moi ?? Que je reprenne ma vie à zéro, avec deux difficultés supplémentaires: je suis maman et j'ai une boite sur le dos. Bordel, ça fait mal ça. Je ne lui ouvrirai pas les yeux. Je ne lui dirai pas à quel point c'est terrible d'avoir l'impression d'être magnanime quand on "aide" sa femme, alors qu'elle est laissée sur le trottoir sans les meubles dans lesquels elle a vécu toutes ces années parce que "ce sont des meubles de famille quand même tu comprends", sans rien du tout de cette tranche de vie parce qu'elle n'a pas bossé elle. Ni maison, ni meubles, rien qu'une situation plus précaire qu'il y a 12 ans. Je ne lui dirai pas à quel point c'est indécent de dire au mendiant affamé qu'on sera content de ne plus partager son pain avec lui parce qu'on a quand même bien envie de saucer le plat de crème. Je ne lui dirai pas que notre séparation qui se passe officiellement « exemplairement bien » ne se passe comme ça uniquement parce que je suis une imbécile qui ne revendique pas sa part de vie. Que me reste t-il de ma vie maintenant ?
Le Dimanche 26 Octobre 2008Poster un commentaire
Mon amour, Je viens de t’écrire un long long mail, et l’ordi a planté.
Le Lundi 26 Mai 2008Poster un commentaire
Le seul mot qui soit constant chez moi actuellement. Encore une fois j'ai conscience de l'ecart entre les faits et l'effet, mais l'effet est tel que je n'arrive pas à tirer benefice d'une quelconque objectivité. Et ça fait si mal
Le Samedi 17 Mai 2008Poster un commentaire
C'est ce que je fais en ce moment. Je pense et j'essaye de panser. Je pense même jusqu'à l'écoeurement, et du coup, je ne panse rien. Je jette des pansements par dessus, histoire que ça ne soit pas trop béant. J'aurais besoin des bras d'une maman. Mais je n'ai pas ça, et je ne sais pas où trouver de l'apaisement. Les faits: Ils ne sont pas si terribles dans l'absolu: un couple qui est sur la fin mais qui ne sait pas finir. Une nouvelle femme dans l'équation, un nouvel homme dans la solution chimique. L'effet: C'est là que ça se complique. Comme toujours. Je ne me sens plus chez moi nulle part. Ma maison est l'endroit où je suis forte pour les autres, mon boulot, l'endroit où je brasse de l'air. Il s'est passé tellement de choses dans les faits et dans l'effet depuis la dernière fois que j'ai écrit ici que je ne sais pas comment l'écrire. Je le ferai. Plus tard probablement.
Le Vendredi 02 Mai 2008Poster un commentaire
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